L'île
d'Oléron vous offre un large choix de produits du terroir, issus
de la terre, de la mer, et des marais.
Nous vous présentons ici quelques uns de ces produits, cette
présentation n'est pas exhaustive mais elle est représentative
de la culture oléronaise et charentaise.
Les
huîtres ont fait la renommée du bassin de Marennes-Oléron,
notamment les fines de claires, qui passent plusieurs semaines dans ces
bassins argileux où elles acquièrent grâce à
la navicule bleue leur couleur verte et leur goût particulier apprécié
des connaisseurs. Les huîtres fines, spéciales ou pousses
en claires peuvent se déguster toute l'année, crues ou chaudes
(aux herbes, à la fondue de poireaux, d'échalotes, etc...)
selon diverses recettes que vous pouvez tester dans différents
restaurants, ou essayer vous-même grâce aux fiches recettes
que peuvent vous fournir les poissonniers ou les ostréiculteurs.L'élevage
des moules se fait sur des bouchots, pieux enfoncés dans le sol,
dont la plupart se situent au large de Boyardville et des Saumonards.Depuis quelques années, les mytiliculteurs pratiquent aussi
avec succès l'élevage sur filière en mer, qui donne
aux moules une croissance plus rapide. A Oléron, on peut déguster les moules en mouclade (à
la crème), en marinière (avec du vin blanc), ou en églade. Oléron'Mag consacre un large chapitre à la culture des huîtres
dans la rubrique ostréiculture.
Vous pouvez aussi consulter la rubrique vie pratique pour trouver
des adresses de restaurants,
de poissonniers et d'ostréiculteurs.
L'églade ou
"éclade" sur le "continent"
Si vous séjournez en été chez un oléronais,
demandez-lui de vous préparer cette étonnante recette.
Il vous mettra alors sûrement à contribution, car une
églade, c'est surtout long à préparer, et chaque
détail a son importance dans le succès de l'opération.
Il faut d'abord ramasser une grande quantité d'aiguilles
de pin sèches, puis il faut disposer les moules en cercle
une par une sur une planche de bois, en partant du centre, si possible
sur des feuilles de figuier, pour le goût.
On recouvre alors les moules avec les aiguilles de pin, et on met
le feu, en attisant avec un calendrier des PTT, ou quelque chose
de ressemblant.
La durée de la cuisson est affaire de connaisseur : pas assez,
les moules ne s'ouvrent pas, trop, elles sont carbonisées...
Enfin, notre conseil personnel : accompagnez cette recette de beurre
salé et de vin blanc du pays... et ne vous habillez pas en
blanc !
Le vignoble oléronais est classé dans l'aire
d'appellation cognac. C'est la transformation du vin blanc en eau de vie
qui donne le cognac. Après la fermentation, la distillation se
fait pendant l'hiver. La méthode charentaise dite "à
repasse" comporte 2 distillations. C'est le cur de la distillation
qui constitue l'eau de vie, titrant à 71°. Mis à vieillir
en fûts de chêne le cognac va prendre peu à peu sa
belle couleur ambrée. Lors de son vieillissement, le cognac dégage
une évaporation, appelée "la part des anges" recouvrant
les chais d'une poussière noirâtre. Trois qualités
de cognac sont obtenues, en fonction de la durée du vieillissement
: le cognac ***, le plus jeune, le cognac VSOP, et le Cognac Napoléon,
qui compte au moins 10 ans d'âge. La crise nationale du cognac,
malgré les efforts pour relancer la consommation, notamment en
apéritif, a provoqué la diminution de la production oléronaise,
plus tournée désormais vers le pineau et les vins de pays.
Selon
la légende, le Pineau serait né à la suite d'une
erreur de manipulation. Son origine remonterait aux vendanges de 1589,
au cours desquelles un vigneron aurait rempli de moût de raisin
une barrique contenant déjà de l'eau de vie de cognac.
Quelques années plus tard, le fût oublié dans un coin
était devenu un liquide limpide à la saveur douce et fruitée
: le Pineau des Charentes était né.
Aujourd'hui, le pineau est un des produits phares de la viticulture charentaise
et oléronaise. Il est constitué à 25% de cognac (qui
apporte l'alcool) et 75% de jus de raisin (qui apporte la couleur rosé
ou blanc et le goût fruité). Le pineau doit vieillir au moins
deux ans avant sa mise en bouteille.
Oléron'Mag consacre un large chapitre à la viticulture dans la rubrique agriculture.
Vous pouvez aussi consulter la rubrique vie pratique pour trouver
des adresses de viticulteurs chez qui vous pourrez déguster et acheter pineau et vins
de pays.
A
Oléron on peut déguster la plupart des espèces dites
nobles : soles, bars, maigres, céteaux, seiches sont les espèces
les plus connues de cette pêche artisanale. La filière pêche
oléronaise met en place de nombreuses actions et démarches
de communication et de qualité pour mieux faire connaître
ces espèces au public. Quant aux pêcheurs amateurs, ils pourront avec un peu de chance
et selon la méthode choisie capturer bars, raies, ou seiches, plus
sûrement quelques mulets, les pêches miraculeuses se faisant
de plus en plus rares...
Les
amateurs de coquillages et de crustacés devraient eux aussi être satisfaits
à Oléron : langoustines, cevettes grises ou roses, crabes,
tourteaux, oursins, coques, luisettes, palourdes, couteaux, lutraires,
bulots...
Pour la dégustation, selon vos envies et vos talents vous pourrez
vous offrir un plateau de fruits de mer dans un restaurant, les acheter
chez un poissonnier, ou bien vous joindre à la foule à marée
basse pour gratter le sable de l'estran vaseux ou sableux. Si vous optez
pour cette dernière option, sachez que la pêche à
pied est réglementée par les Affaires Maritimes et qu'il
y a un certain nombre de consignes à respecter. Oléron'Mag consacre un large chapitre à la pêche
Vous pouvez aussi consulter la rubrique vie pratique
pour trouver des adresses de poissonniers.